Alors que les prix s’envolaient depuis ces dernières années, l’année 2020 aura marqué un tournant dans l’immobilier parisien avec une première baisse générale enregistrée dans la capitale. D’une part, les parisiens sont nombreux à avoir quitté la capitale pour vivre les différents confinements que nous avons connus en province. D’autre part, de plus en plus de parisiens s’installent désormais en petite et grande couronne, à la recherche de plus d’espace et surtout d’un extérieur (terrasse, jardin…). De plus avec la pratique des cours en distanciel, les étudiants font partie des abonnés absents aux locations de petites surfaces à Paris. De même, avec les touristes absents depuis plus d’1 an, autres principaux locataires d’appartement meublés, les prix des locations diminuent face à l’affluence d’offres sur le marché locatif. Les mairies des grandes villes, plus de 200 000 habitants, ont profité de cette période pour « encadrer » la pratique du Airbnb dans certaines villes. 

 

Un enregistrement obligatoire auprès de la mairie, avec l’obtention d’un numéro, pour pouvoir louer en Airbnb :

 

Airbnb vient d’annoncer que l’accès à la plateforme de location saisonnière sera désormais interdit aux loueurs en meublé saisonniers qui n’auront pas obtenu un numéro d’enregistrement auprès de la mairie.

Cet enregistrement obligatoire sera mis en œuvre dans le courant de l’année 2021 pour Paris, Lyon et Bordeaux puis avant la fin 2021 pour Lille, Marseille, Nantes, Nice, Strasbourg et Toulouse.

 

Lorsqu’il s’agit de louer sa résidence principale, l’obtention du numéro d’enregistrement est relativement facile à obtenir puisqu’il s’agit de justifier de caractère de résidence principale du logement loué et de s’engager à le louer moins de 4 mois dans l’année.

En revanche, c’est une toute autre affaire lorsqu’il s’agit de louer une résidence secondaire ou un logement locatif destiné à cet effet. Plus qu’un numéro d’enregistrement, le propriétaire bailleur doit alors modifier l’usage du logement afin de le transformer en surface commerciale et compenser cette commercialité nouvelle en transformant une surface commerciale en logement.

La loi française conditionne la mise en location de certains logements sur des plateformes comme Airbnb à une autorisation préalable de la mairie dans les villes de plus de 200 000 habitants et de la petite couronne parisienne. Les résidences principales ne peuvent pas être louées plus de 120 jours par an, les autres logements doivent obtenir une « autorisation de changement d’usage » auprès de la mairie.

Les juges européens avaient été saisis en 2018 par la cour de cassation, juridiction suprême en France, sur plusieurs points portant sur des dispositions du code de la construction et de l’habitation.

L’après Covid-19 s’annonce difficile pour l’activité de location meublée saisonnière. Nombreux sont ceux qui ne pourront plus exercer une activité qu’ils pratiquaient de manière illégale.

C’est tout le marché du logement qui risque alors d’être chamboulé avec le retour sur le marché de la location longue durée de tout ces logements, jusqu’à maintenant réservés aux touristes.

Sur le marché, on assiste à un un excès de logements en location meublée dans certaines villes :

De leur côté, les hôteliers vont pouvoir envisager l’après Covid-19 avec plus de sérénité et ils en ont bien besoin.

En tous les cas, d’un point de vue immobilier, on note déjà une affluence de 2 pièces à la vente. Les prix des locations d’appartements meublés à Paris sont aussi en forte baisse. Vidée de ses touristes, et surtout de ses étudiants, Paris se retrouve dans une situation inédite, avec une demande d’appartements en location plus faible que l’offre.

Ainsi, non seulement le prix de ventes des 2 pièces à défaut, risque de baisser, mais aussi les prix des appartements en location, face à l’affluence des appartements historiquement loués en Airbnb.

 

Le site SELOGER a publié une étude lundi 22 février 2021, annonçant que les loyers des meublés ont reculé de –11,5 % à Rennes, de –9,9 % à Nantes et d’en moyenne –1,5 % à Paris. Ce sont surtout les arrondissements centraux de la capitale qui connaissent la plus forte baisse des prix à la location : – 2,9 % dans le 1er, – 4,9 % dans le 2e et jusqu’à − 7,4 % dans le 3e et -14% dans le 4ème arrondissement, quartier plébiscité par les nombreux touristes et notamment les américains qui raffolent du Marais.

 

 

L’absence de touristes n’est pas le seul facteur expliquant cette soudaine hausse de biens en location vide. De nombreux étudiants ont choisi de rendre leur logement et de repartir chez leurs parents en 2020, à cause des confinements. Avec cette clientèle en moins sur le marché, le parc de location s’est largement étoffé.

La baisse des prix des loyers doit donc se maintenir, d’autant plus que l’encadrement des loyers va se généraliser à l’ensemble de la capitale d’ici la fin de l’année, permettant de modérer les prix excessifs.

De plus, avec l’encadrement des loyers, qui s’étend petit à petit à toute la capitale, cette baisse ne va que s’accélérer. Sur près de 40 000 logements encadrés, la baisse moyenne a été de 3% sur l’année dernière, sur un parc total de 500 000 logements. 

Toute l’équipe Homelike Home est là pour vous aider à dénicher le bon produit à l’achat, pour être certain de bien louer puis bien revendre dans un futur proche…

 

 

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