Coliving ou Colocation, un nouveau mode de vie qui a le vent en poupe, et qui est particulièrement adapté aux grandes villes car la vie est souvent chère, et les loyers inaccessibles pour bon nombre d’étudiants ou de jeunes travailleurs. Mais quelle est véritablement la différence entre ces 2 modes de vie.

 

Quelle est la différence entre colocation et coliving ?

Selon la loi Alur de Mme Duflot, la colocation se définit comme la location d’un même logement par plusieurs locataires, constituant leur résidence principale. La colocation est donc le fait de louer un logement avec d’autres personnes, quelle que soit la nature des liens. La colocation est aussi utilisée pour profiter d’un logement plus grand, que l’on ne pourrait pas financer seul. Mais c’est aussi un moyen d’éviter la solitude et de pouvoir partager des activités avec ses colocataires qui partagent les mêmes centres d’intérêt.

Le coliving est né dans les années 2000 aux Etats-Unis, et c’est un mélange entre la colocation et le coworking. Il s’agit d’un nouveau mode d’habitat qui prendra à l’avenir, une grande part du paysage immobilier français, mais aussi au niveau national. Le coliving, c’est donc vivre dans un même lieu, mais avec une certaine indépendance. Les locataires possèdent des espaces privés tels que chambre, SDB, WC et parfois cuisine, mais aussi différents espaces communs à partager, tels qu’une salle de sport, une pièce TV, Home cinéma, une terrasse….et souvent une espace partagé qui s’apparente plus à ce que l’on retrouve dans l’hotellerie classique. Le coliving est particulièrement bien adapté  aux travailleurs indépendants, entrepreneurs qui se déplacent souvent….d’où le phénomène d’ampleur qu’a pris ce nouveau mode de logement, avec la mise en place du télétravail.

Le phénomène s’est aussi beaucoup accentué avec la hausse des prix de l’immobilier qui a renchéri les loyers. La colocation s’est alors imposée comme une solution permettant d’occuper un logement plus vaste ou mieux situé, au départ pour des étudiants puis de plus en plus pour des jeunes actifs. La colocation a notamment été popularisée par la série TV américaine »Friends » dans les années 1990. Le coliving est souvent considéré comme une déclinaison du coworking.

En général, les espaces de coliving sont, la plupart du temps, gérés par des entreprises spécialisées dans l’immobilier, alors que les colocations sont généralement gérées par un bailleur, agence ou particulier, qui loue le bien immobilier.

En France ou dans les autres pays où une offre se développe, le coliving est loin d’être structuré. Ainsi, des colocations traditionnelles comme des résidences étudiantes proposant des services peuvent revendiquer l’étiquette de coliving.

La difficulté d’accès au logement dans les grandes agglomérations favorise les solutions d’habitat partagé. Le coût des loyers constitue en particulier un moteur à la colocation, qui permet de mutualiser les charges communes et de disposer d’un espace plus vaste.

Quels sont les différents types d’espaces de coliving ?

Plusieurs fondamentaux permettent de distinguer les offres de coliving : une offre tout compris permettant aux occupants de se dégager des contraintes administratives, une volonté de créer du lien entre les occupants et une cible commerciale composée essentiellement de « millenials » (20 à 35 ans).

Pour l’heure, plusieurs régimes réglementaires peuvent s’appliquer en matière de logements en coliving (location meublée, régime para-hôtelier, foyer de jeunes travailleurs,…). Le positionnement de l’offre détermine les règles applicables et les contraintes associées pour les gestionnaires.

Cible prioritaire des gestionnaires d’espaces de coliving et des plateformes de colocation telles que Cooloc, les millenials sont faiblement attachés à l’accession à la propriété et envisagent des parcours professionnels moins linéaires. Ils sont a priori plus ouverts à des solutions flexibles en matière d’habitat.

L’offre de coliving peut être segmentée selon le type de logement, le type d’habitation dans lequel se trouve ce logement (maison, appartement, immeuble-résidence) et la durée du séjour.

– collectifs : une chambre privée dans une maison ou un appartement qui comprend également des espaces partagés (cuisine, salle de bain, salon, jardin, etc.). À noter que l’appartement peut se situer dans un immeuble-résidence prévu pour le coliving avec des espaces équipés. Ce type de logement est celui qui se rapproche le plus de la colocation traditionnelle.

– semi-privatifs : un espace privé, composé d’une chambre avec une kitchenette et/ou une SDB, dans un appartement ou une maison avec des espaces partagés (salon, salle à manger, espaces détente, salle de sport…)

– privatifs : un studio tout équipé (chambre, salle de bain, cuisine) dans un immeuble-résidence qui s’organise autour de vastes espaces collectifs (coworking, détente, bar, restaurants, etc.). Ce modèle partage des similarités avec celui des résidences étudiantes.

Les gestionnaires de coliving ont pour principal objectif d’optimiser le remplissage de leurs logements, pour lequel la problématique est différente selon le positionnement de leur offre. Pour les acteurs qui misent plutôt sur des courts séjours, le modèle est proche de celui de l’industrie hôtelière, avec des coûts de gestion plus élevés en raison du turn over, mais des prix supérieurs aux offres de longue durée.

A l’inverse, les offres de longue durée misent sur des relations de plus long terme, qui permettent de limiter les coûts de commercialisation des offres.

Un type d’habitat destiné principalement aux millennials :

Le coliving s’adresse principalement aux « millennials », donc les individus nés à partir de l’an 2000, et dans une acceptation plus large, des étudiants et actifs âgés de 18 à 35 ans. C’est environ 16 millions de Français qui appartiennent à la génération des millennials et une partie de cette population cible se caractérise par un rapport différent des générations précédentes au travail, à la consommation et au logement. Le coliving correspond aussi à une volonté de créer des communautés…

La qualité de vie et la flexibilité sont ainsi particulièrement valorisées. L’offre de coliving se base sur l’économie des fonctionnalités.

En favorisant une prestation de services liée à l’occupation d’un bien plutôt qu’une location traditionnelle, le coliving s’inscrit dans le mouvement de l’économie des fonctionnalités. Celui-ci consiste à favoriser l’usage et la jouissance d’un bien ou d’un service, plutôt que sa propriété. En l’espèce, dans le cas du coliving, les clients colocataires bénéficient d’une prestation tout-compris (logement et services dont les prestations de conciergerie, ménage, abonnements divers). L’offre se substitue ainsi à un bail classique et à un ensemble de prestations complémentaires, associées à la vie quotidienne et aux loisirs.

  • Le prix est la première raison qui pousse les individus à intégrer une colocation
  • Le vivre-ensemble est la deuxième raison qui pousse les individus à rester en colocation. Il faut noter que 40% des demandes de colocations sont émises par des étudiants, alors que 46% des demandes de colocations sont émises par des actifs !

Les millennials attachent une plus grande importance à la qualité de vie que les générations précédentes, notamment dans le monde du travail. En outre, cette génération se veut indépendante. En témoignent la proportion de célibataires et la tendance à l’augmentation du travail en freelance, et à la mise en place du télétravail.

Quelles sont les attentes des milenials vis à vis du logement ?

La mutation des préférences de consommation de cette génération impacte le marché de l’immobilier. À titre d’exemple, 40% des millennials vivent encore dans un logement locatif à 30 ans, alors que cette proportion était deux fois moindre pour les générations nées entre 1965 et 1980.

Une caractéristique qui peut trouver plusieurs explications : le frein du prix à l’achat, mais aussi la volonté de ne pas limiter sa mobilité. Près d’un tiers des milenials n’envisagerait pas l’accès à la propriété. Chez Homelike Home, en 19 ans de chasse immobilière, on a vu l’âge moyen de nos primo-accédants passer de 31 ans à 37 ans !

Deux facteurs peuvent expliquer en partie cette évolution : l’augmentation des prix de l’immobilier dans les grandes villes rendant l’achat impossible pour les jeunes actifs sans aide de la famille d’une part et d’autre part, l’investissement immobilier qui est considéré comme un frein à la mobilité.

L’habitat participatif est, selon la loi ALUR, « une démarche citoyenne qui permet à des personnes physiques de s’associer, le cas échéant avec des personnes morales, afin de participer à la définition et à la conception de leur logement et des espaces destinés à un usage commun, de construire ou d’acquérir un ou plusieurs immeubles destinés à leur habitation et, le cas échéant, d’assurer la gestion ultérieure des immeubles construits ou acquis ».

Des particuliers peuvent ainsi s’associer dans le cadre d’un projet immobilier et définir eux-mêmes les espaces privés et partagés (buanderie, espaces de travail ou destinés à des invités, salle de sport…Ils participent à l’élaboration du bien à travers le choix des matériaux et la conception, puis lors de la phase de gestion. Ils peuvent éventuellement s’impliquer dans la phase de construction pour voire naître des projets qui peuvent comprendre de 5 à 20 logements.

S’il est trop tôt pour parler d’engouement, force est de constater que cette forme d’habitat suscite l’intérêt en France et que le coliving se structurera selon les promesses de valeur affichées :

– les résidences services 2.0 miseront notamment sur les étudiants, avec un élargissement en direction des jeunes actifs et voyageurs d’affaires, à travers une dose supplémentaire de services. Cette offre correspond davantage aux foncières, promoteurs et bailleurs sociaux.

– les colocations augmentées, qui miseront sur les jeunes actifs et les liens affinitaires. Ces offres resteront développées majoritairement par des startups, avec pour cible, les jeunes actifs.

– le coliving de courte durée, de quelques jours à quelques semaines, avec une dimension professionnelle ou de loisirs et basé sur une promesse de mobilité. Ce type d’offre pourrait être proposé par des acteurs du tourisme (hôtellerie urbaine) voire des promoteurs dans le cadre de résidences services spécifiques.

L’offre de coliving est encore embryonnaire en France mais elle est amenée à se développer, et de plus en plus.

Au-delà du coliving, la recherche de lien social, la difficulté à accéder aux logements, y compris aux colocations, dans les grandes agglomérations, et la recherche de flexibilité, ainsi que la qualité des prestations fournies, sont les explications à l’essor de l’habitat partagé.  

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